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À propos de la paratuberculose

La paratuberculose (ou maladie de Johne - prononcé Yo-nès) compte parmi les principales priorités en santé animale pour l'industrie laitière canadienne. Son nom vient de la bactérie à l'origine de la maladie, soit Mycobacterium avium sous-espèce paratuberculosis, ou MAP. La bactérie touche le tractus gastro-intestinal du bétail et, bien que la plupart des animaux ne présentent jamais de symptômes cliniques (diarrhée), la maladie peut causer des baisses importantes de la production de lait, un risque accru de mise à la réforme et une baisse du succès de reproduction. La recherche (1 et 2) montre que la prévalence de la maladie au Canada atlantique est semblable à la situation dans les autres régions du pays. Notre groupe de recherche a présenté un examen scientifique complet de la maladie au Canada dans deux articles publiés par le Canadian Veterinary Journal (1 et 2).

D'habitude, l'infection s'installe dans les premiers mois de la vie. La maladie se répand lorsque les veaux ingèrent des matières contaminées à la bactérie MAP. La principale source de MAP sur la ferme est le fumier d'animaux matures infectés. Ces vaches libèrent la bactérie MAP directement dans l'environnement par leurs excréments. La bactérie MAP est très résistante et survit à la chaleur, au froid et à la sécheresse pendant un an ou plus. Les veaux sont exposés à ce fumier par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par des excréments. Les mères infectées peuvent aussi transmettre la bactérie MAP aux veaux par le colostrum et le lait, ou encore si elles allaitent un veau à un pis contaminé par du fumier.

Pour les troupeaux non infectés, le risque d'introduire la maladie vient surtout de l'acquisition d'animaux infectés. Tous les programmes de biosécurité pour les troupeaux laitiers déconseillent le déplacement d'animaux entre les fermes. Le maintien d'un troupeau fermé est la seule façon d'ÉLIMINER LE RISQUE d'introduire la paratuberculose par l'acquisition d'animaux. S'il est nécessaire d'acheter des animaux, des précautions particulières doivent être prises pour RÉDUIRE LE RISQUE d'introduire la paratuberculose. Étant donné les problèmes relatifs à l'exactitude des tests de dépistage, il est très important que les résultats des tests de dépistage de la maladie dans le TROUPEAU D'ORIGINE soient négatifs. Les tests actuels sont beaucoup plus efficaces pour catégoriser les troupeaux que les vaches individuelles. Si le dépistage du troupeau s'avère négatif, on peut envisager d'administrer un test à des animaux individuels avant leur acquisition comme mesure de dépistage secondaire. Malgré l'infection chez les veaux, la maladie (et notre capacité de la détecter) ne se développe que lentement avec l'âge. En conséquence, tester les génisses comme mesure de dépistage avant leur acquisition n'est pas très rentable. Il est de beaucoup préférable de tester le troupeau d'origine de la génisse. Si le statut du troupeau d'origine n'est pas connu, l'acheteur doit présumer que le troupeau est INFECTÉ.

Des mesures d'hygiène et de biosécurité rigoureuses, établies à la suite d'une évaluation de la gestion des risques sur la ferme, sont le meilleur moyen de prévenir la maladie.

Les veaux infectés ne présentent aucun symptôme de la maladie durant des mois et même des années. Typiquement, une fois que ces veaux sont devenus des vaches en lactation matures, on constate une baisse de production, et les vaches se mettent à sécréter la bactérie et à infecter la génération suivante.

La paratuberculose peut avoir des conséquences financières considérables pour les agriculteurs sous la forme de pertes de production, ainsi que sur les possibilités du marché pour ce qui est des ventes de génisses. De façon générale, le bétail infecté produit entre un et quatre kilogrammes de moins de lait par jour que les vaches non infectées. Au Canada atlantique, la perte de production directe est estimée à environ 5000 $ par année pour une ferme laitière de 100 vaches. Les Producteurs laitiers du Canada, en collaboration avec des partenaires de l'industrie, ont mis au point l'Initiative canadienne de prévention de la paratuberculose. L'Initiative de prévention de la paratuberculose de l'Atlantique est une collaboration des offices de commercialisation du lait du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrado ainsi que de Maritime Quality Milk au Collège vétérinaire de l'Atlantique. L'IPPA suit les principes du programme national et concentre ses efforts sur l'éducation, la surveillance stratégique et la gestion des risques.

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